Saut au contenu

Les nouvelles de Brisbane

Les Nouvelles de Brisbane - 22

Ajouté le:27 juin 2012

Kia ora koutou katoa.

Je m’appelle Stefanie Lash et je suis archiviste au siège des Archives de Nouvelle Zélande à Wellington. Je suis très heureuse de travailler dans l’équipe des Services de recherche depuis trois ans, même si j’espère avoir l’occasion de découvrir, un jour, les autres services de notre organisation en relations avec les archives.

.

.

Je m’écarte, pour le moment, de mon rôle habituel car je travaille sur deux projets passionnants qui représentent la première étape du partenariat stratégique prévu sur dix années entre les Archives et la Bibliothèque nationale de Nouvelle Zélande.

Le premier projet agit sur un large périmètre et consiste à répertorier et numériser les archives du 19ème siècle. En Nouvelle Zélande, l’archivage des dossiers du gouvernement a commencé en 1840. Les archives du 19ème siècle n’ont longtemps été accessibles qu’aux chercheurs qui pouvaient se rendre au bureau de Wellington pour les examiner en utilisant les index et aux registres associés. Comme c’est le cas pour la plupart des services d’archives, nous avons du mal à trouver les financements nécessaire pour réaliser la description électronique des collections historiques. Cependant, nous avons réussi à réunir des fonds pour répertorier environ 7000 des boites les plus consultées sur deux ans. Ces boîtes renferment des documents d’une très grande valeur issus des collections du 19ème siècle.

 

NfB22_Register room
La salle des Registres aux Archives de Nouvelle Zélande

 

La première série en cours de traitement est la correspondance du Secrétaire aux Colonies (série IA1). Le Secrétariat aux Colonies était le seul ministère qui existait à l’époque coloniale de la Nouvelle Zélande. Cette collection est donc cruciale pour les archives publiques. Ces documents sont fascinants et abordent un large éventail de sujets: de l’établissement de la fonction publique et des étapes constitutionnelles importantes aux plaintes sur le comportement des enfants immigrants à bord des bateaux, jusqu’aux pétitions et lettres des simples citoyens. Non seulement l’histoire de l’évolution du gouvernement de la Nouvelle Zélande décrite à travers cette correspondance est passionnante, mais en plus, ces archives devrait faire réfléchir les gens sur la valeur de l’histoire sociale de cette collection.
Les archives seront enfin disponibles en ligne pour tous ceux et celles qui veulent les consulter ou faire des recherches : il nous faudra être fins prêts car le nombre d’utilisateurs va monter en flèche.

Le second projet sur lequel je vais travailler est la relocalisation de la Salle de la Constitution des Archives de Nouvelle Zélande, qui expose en permanence les archives les plus précieuses du pays. Elles ont toutes une importance nationale.
La Salle de la Constitution sera déplacée dans un endroit spécialement conçu pour l’accueillir dans le même bâtiment que la Bibliothèque nationale de Nouvelle Zélande.

Au cœur de cette exposition se trouve le Te Tiriti o Waitangi de 1840 (le Traité de Waitangi) qui est le document fondateur de la Nouvelle Zélande. On y trouve également la Pétition de 1893 en faveur du droit de vote pour les femmes qui a relancé le mouvement démocratique mondial pour le vote des femmes, ainsi que la Déclaration d’indépendance de la Nouvelle Zélande de 1835. Le Traité et la Pétition sont tous les deux inscrits sur le Registre «Mémoire du Mond» de l’UNESCO.

 

NfB22_Constitution room
Visiteurs observant les Traité de Waitangi dans la salle de la Constitution

 

Le Traité de Waitangi a échappé à la destruction de justesse plusieurs fois, notamment en 1841 où un employé faible d’esprit l’a jeté par la fenêtre lorsque les bureaux gouvernementaux étaient en feu. L’importance de ce traité est double puisqu’il est à la fois l’objet de nombreuses anecdotes tout en étant un symbole extrêmement fort de notre identité nationale. Cela rend mon travail encore plus stimulant.

Aussi fascinantes qu’elles soient, ces archives ne représentent bien sûr qu’une toute petite partie des trésors que nous conservons ici. Si vous passez par Wellington, arrêtez-vous au siège des Archives de Nouvelle Zélande que je serai ravie de vous faire visiter !

Hei kona mai,
Stefanie Lash