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Politique linguistique de l'ICA

La politique linguistique du Conseil international des Archives

Pouvez-vous participer et contribuer à la vie de l'ICA si vous ne parlez pas anglais ou français ?

Le Conseil international des Archives est une organisation mondiale comptant près de 1500 membres dans plus de 190 pays et territoires. L'ICA offre un forum pour les débats professionnels et a produit une série d'importantes publications, dont la plupart restent des travaux de référence sans égal pour les praticiens aujourd'hui. Il joue un rôle considérable dans le développement de normes importantes pour le traitement intellectuel des archives, permettant aux archivistes d'occuper une place importante dans les réseaux émergeants de l'information en ligne.

En mettant l'accent sur la coopération internationale et la solidarité comme moyens de promouvoir les archives et d'appuyer le développement professionnel, le plan stratégique de l'ICA repose de manière implicite sur le principe de diversité culturelle et linguistique ; L'un des enjeux les plus importants pour l'organisation est de pouvoir développer la communication entre les institutions et le professionnels appartenant aux principales familles linguistiques tout en leur permettant de conserver la richesse de leurs traditions.

 

Pour atteindre cet objectif, l'ICA a à cœur de mettre en place une politique des langues dans deux domaines principaux : la gouvernance et le contenu professionnel.

 

Gouvernance

L'ICA n'a pas de langue officielle ; il a cependant deux langues de travail ainsi que stipulé dans les Statuts (XII-art.76). D'autres langues de travail peuvent être adoptées par l'Assemblée générale, mais les coûts additionnels pour assurer l'usage de cette langue doivent être assumés par le(s) membre(s) intéressé(s).

Les documents de gouvernance sont généralement fournis et publiés en français et en anglais.

 

Contenu professionnel

L'ambition de l'ICA est de donner accès à ses normes, publications et informations professionnelles, et de les promouvoir dans la communauté professionnelle en utilisant autant de langues que possible, tant dans les publications traditionnelles que sur le site.

L'ICA doit en grande partie s'en remettre au travail bénévole pour les traductions pour offrir à ses membres du contenu professionnels dans des langues aussi variées que le russe, le catalan, le bahasa malay, le polonais, le japonais, etc. Cependant un système de contrôle de la qualité a été établi de sorte que le niveau professionnel et/ou scientifique de la publication qui a été fourni dans la langue originale, soit préservé dans la traduction.

L'ICA a mis en place un service de bénévolat pour les traductions reposant sur une sélection pointue pour assurer la qualité de la traduction. L'ICA soutient l'idée que la traduction bénévole est un élément du Développement professionnel continu (DPC), et encourage ses membres - institutions, organisations, associations- à adopter cette approche, et à inclure la traduction dans les programmes officiels de DPC.

Dans certains cas, la traduction est considérée comme une composante essentielle d'un projet professionnel, et les coûts de traduction sont pris en compte dans le plan du projet. Voici quelques exemples de projets fondamentaux de traduction (projets de traduction d'ICA-Req en français et en espagnol) mettant en jeu non seulement des compétences en matière de traduction, mais aussi une maîtrise solide du contenu professionnel.

 

Conférences et réunions

Assurer  un service de langues lors de conférences et de réunions reste un enjeu essentiel pour l'ICA et le pays hôte, car cela suppose un budget important. Le français et l'anglais sont normalement assurés pour les principales réunions de gouvernance et pour les séances plénières conférences, tandis que les membres sont invités et fortement encouragés à s'exprimer dans leur langue lors de séances «ordinaires». Lors du congrès international, les séances plénières peuvent être traduites en français, anglais, espagnol, chinois, russe et arabe, mais dans la plupart des cas, et lorsque cela est possible la traduction est financée par les communautés linguistiques intéressées. Pour aider les collègues à comprendre et rendre la communication professionnelle possible, l'ICA a créé le réseau de "facilitateurs" qui repose sur le bénévolat.

 

L'ICA réfléchit sur sa politique des langues et sur la mise en pratique, et cherche à faire des progrès pour que les produits professionnels (normes, bonnes pratiques, boîtes à outils, etc.) soient mis à la disposition de la communauté professionnelle dans son ensemble, tout en respectant la diversité culturelle.