La journée a débuté par une riche exploration du plaidoyer, des droits humains et de la préservation numérique. Les sessions du matin ont souligné comment les archives protègent la mémoire tout en servant d’outils de justice, de responsabilité et de résilience sociale. Lors de la session « Plaidoyer, réseaux professionnels et pratique archivistique fondée sur les droits », les présentations ont montré le rôle crucial des partenariats professionnels, allant de la collaboration internationale à la défense de l’accès et de la transparence des archives. La Section de l’ICA sur les Archives et les Droits Humains (SAHR) a présenté le projet Truth and Reconciliation Mechanisms Archives Locator, révélant une plateforme qui cartographie, préserve et facilite l’accès aux archives mondiales de vérité et de réconciliation. L’accès aux archives d’entreprises pour prévenir les violations des droits humains a également été abordé, soulignant le rôle des archivistes dans la promotion de la responsabilité au-delà des contextes gouvernementaux.
Plus tard dans la matinée, le conférencier principal Alan Cobley a exploré la manière dont le colonialisme et l’impérialisme ont profondément influencé la tenue des archives dans les Caraïbes, souvent au détriment des traditions archivistiques autochtones. En introduisant le concept de décolonialité, Cobley a souligné la nécessité non seulement de réinterpréter les archives coloniales, mais aussi de redonner de la valeur aux systèmes de mémoire indigènes. Il a évoqué le rôle des réparations dans la préservation des archives caribéennes fragiles, et s’est interrogé sur les opportunités et les risques liés à la numérisation et à l’intelligence artificielle générative, en questionnant la manière dont ces technologies pourraient contribuer à un avenir archivistique plus équitable et inclusif dans la région.
Tout au long du congrès, le stand de l’ICA est resté un lieu animé. Les participants du monde entier ont pu découvrir les publications, ressources et initiatives de l’ICA, tandis qu’un photomaton très populaire leur a permis de capturer des souvenirs du Congrès, mettant en avant le rôle de l’ICA en tant que centre de réseautage et d’échanges. Au-delà du stand, le hall d’exposition a réuni une grande diversité de partenaires présentant leurs produits et organisations, tandis que les intervenants ont présenté leurs recherches et posters de projets, créant un espace interactif d’apprentissage, de dialogue et d’inspiration.
Le déjeuner ICA/FAN, organisé grâce au soutien de FamilySearch, a offert un espace informel de réseautage et de réflexion, permettant aux participants de créer des liens entre pays et institutions avant les sessions de l’après-midi.
Plus tard, l’attention s’est portée sur les archives communautaires et autochtones, en lien avec le sous-thème de la Semaine internationale des archives 2025 : Inclusion et représentation dans les pratiques archivistiques. Les présentations ont mis en lumière le rôle des archives communautaires dans la préservation de l’histoire locale et la valorisation des voix marginalisées. AMBA au Canada a montré comment des archives dirigées par des bénévoles concilient préservation traditionnelle, numérisation et engagement public, tandis que BIG Archives a démontré comment un cabinet d’architecture privé utilise son modèle et ses archives numériques pour documenter les environnements construits et non construits, reliant les communautés au patrimoine culturel et spatial. L’avenir des archives autochtones a également été exploré, y compris la réappropriation, la souveraineté et des cadres tels que la Déclaration Tandanya-Adelaide de l’ICA, les principes CARE et la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP), montrant comment les archives soutiennent l’autodétermination et préservent le savoir culturel.
Les sessions de fin d’après-midi se sont concentrées sur le renforcement de la profession et la construction de collaborations. La session « Façonner l’avenir de la préservation numérique » a exploré la collaboration entre l’ICA et la DPC, présentant des initiatives visant à soutenir les professionnels dans la promotion de la préservation numérique à travers les réseaux et les régions. Enfin, le Groupe d’experts en sensibilisation de l’ICA (AEG) a discuté de la traduction de la Déclaration universelle sur les archives (DUA) en langues africaines, soulignant le rôle de la langue dans la préservation de la mémoire locale, la promotion de l’inclusion et l’autonomisation des communautés. Ces présentations ont montré comment la collaboration, le plaidoyer et l’accessibilité renforcent le professionnalisme archivistique et assurent que les archives restent pertinentes, inclusives et impactantes.
La journée s’est conclue par une soirée inoubliable lors du dîner de gala de l’ICA Barcelone 2025. Organisée dans la Sala Gran du Museu Marítim de Barcelone, la soirée a offert aux participants l’occasion de goûter à une cuisine locale raffinée, d’apprécier des performances musicales et de rencontrer des professionnels des archives du monde entier. Cette soirée festive a marqué une clôture vibrante et joyeuse d’une journée riche en apprentissage, réseautage et échanges.
Cette journée n’a offert qu’un aperçu des nombreux événements, sessions et activités qui ont eu lieu le 29 octobre lors de l’ICA Barcelone 2025. Un aperçu complet de tout ce qui s’est passé peut être consulté dans le programme officiel.