Joan Van Albada

Ancien Secrétaire général de l'ICA (1998-2008)

 

Biographie

Diplômé en 1970 d’une maîtrise en histoire sociale et économique de l’Université de Groningen (Pays-Bas) et entré la même année aux Archives de l’État à Groningen comme archiviste stagiaire. Il a obtenu en 1972 le diplôme en gestion archivistique de l’École des Archives de l’État. Il a exercé les fonctions d’archiviste municipal à Tilburg entre 1973 et 1980, à Bois-le-Duc entre 1980 et 1990 et à Dordrecht entre 1990 et 1998. Il a été secrétaire général de l’ICA de 1998 à 2008.

Joan van Albada a exercé des fonctions dans les associations archivistiques des Pays-Bas. Il a commencé sa carrière à l’ICA comme bénévole en 1982. Il a été coordinateur des semaines internationales des archives en 1984 et rédacteur de Janus. Il a également été membre du comité directeur d’ICA/SPA et d’ICA/SMA de même qu’au comité exécutif de l’ICA.

 

Mes sources de satisfaction à l’ICA

Depuis le tout début, l’ICA a été une organisation passionnante rassemblant les professionnels des archives et les décideurs en matière d’archives du monde entier, dans un mélange surprenant de débats professionnels et politiques dans une variété de langues. Cela permettait de découvrir un monde professionnel jusque-là inconnu et de développer des connaissances interculturelles, en passant d’un travail bénévole pour l’ICA à l’acquisition d’un style de vie ICA.

Il s’agissait de travailler comme secrétaire général de l’ICA malgré toutes les difficultés de cette position (trop à faire pour trop peu de personnes, bien que d’excellents éléments allant de l’avant avec peu de moyens et trop souvent dans des circonstances adverses). Mais en dépit de cela, travailler pour l’ICA a été mon expérience professionnelle la plus heureuse et elle m’a permis de me faire des amis pour la vie dans des pays tels que l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Belize, le Canada, la Chine, la Corée, les Emirats Arabes Unis, l’Espagne, la France, Hong-Kong, l’Islande, l’Italie, le Japon, la Malaisie, le Niger, le Royaume-Uni, la Russie, la Suisse, l’Uruguay, les Etats-Unis d'Amérique et beaucoup d’autres. Des amis qui partageaient le fardeau, qui critiquaient et s’opposaient, qui ne pensaient qu’à servir les intérêts de l’ICA, le melting-pot des archivistes professionnels. Travailler pour l’ICA m’a permis d’aider à resserrer le réseau des décideurs et des professionnels des archives dans un monde divisé par les langues, les traditions professionnelles et les réalités économiques et politiques, en faisant progresser la compréhension des concepts professionnels, en naviguant entre les éthiques, les normes et les développements professionnels pour la préservation du patrimoine de l’humanité.

 

Ma définition de l'ICA

Les petits pas de l’ICA ont comme résultat de petits progrès ; de grands pas avanceraient plus rapidement la cause des archives et de l’humanité. On peut regretter que l’ICA ne fasse en général que de petits pas. Espérons que le futur soit plus favorable !